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Kunikos

Note de présentation du nouveau roman dont je viens d’achever l’écriture.

« Cynique est emprunté au latin cynicus, lequel est la transcription du grec kunikos, […] appliqué par figure aux philosophes de l’école d’Antisthène et de Diogène parce qu’ils affichaient une attitude d’indépendance intellectuelle et morale. Et au grec Kunikos, dérivé de kuôn, kunos : chien. Employé comme insulte à l’égard d’une femme effrontée, impudente et parfois pour désigner un gardien. Le mot a développé spontanément son sens courant d’effronté, sans principe (1674). »

Guillaume de Lavigne, Les chiens célèbres, réels et fictifs, dans l’Art, la Culture et l’Histoire

 

C’est l’histoire d’une fille qui rencontre un garçon sur internet. Ils font l’amour. Puis il ne la rappelle jamais. Comme elle ne comprend pas ce geste, comme elle ne comprend pas la violence de nos relations contemporains, un soir elle décide de se rendre chez lui pour avoir une explication. Au même moment, le garçon rentre chez lui, il l’aperçoit, il tente de fuir et a un accident. C’est le procès de cette jeune femme.

 

C’est le procès de cette jeune femme et avec elle, le procès dune génération. Ma génération. Celle de ces trentenaires urbains, geignards, désabusés, qui boivent plus que de raison et ne savent plus comment inventer. C’est l’histoire d’une Don Quichotte de l’amour qui lutte contre les moulins à vent du cynisme contemporain. Un roman écorché sur nos relations impossibles, nos contradictions terribles et tout cet ennui qui nous ronge. C’est l’histoire d’une rédemption, d’une émancipation. Une remise des compteurs à zéro. La mort d’un phénix et sa renaissance. L’esquisse d’un début d’horizon où marcher et grandir…

 

On y parle des « haters » et des conte de fées. D’horloge biologique et de développement personnel. De la solitude, du chômage et de la crise financière. De l’héroïsme et de la lâcheté. De la pilule et des attentas. De l’écriture, de la condition féminine et des muses. De Facebook, de Yourpon et de Tinder. De Frédéric Beigbeder, de Gaspard Proust et de Veence Hanao. De la reconnaissance et de l’anonymat. Du déclassement social et des rêves de l’enfance. On y fait références à Xavier Dolan, Françoise Sagan, Guy Debord ou à John Fante.

 

C’est un roman politique. En ce sens qu’il invite, je crois, à se positionner face au cynisme, à une autocritique, à réfléchir sur notre condition humaine. Enfin, c’est un roman sur l’amour, vivant à travers l’espoir toujours intact, même quand il est ébranlé, de cette héroïne.

Enfin, et surtout, c’est un texte hybride, très dialogué, entrecoupé d’extraits de correspondance.

 

En cours d’adaptation cinématographique. En espoir d’adaptation théâtrale. Passant de mains en mains avec toujours le même engouement pour son sujet très actuel, il attend aujourd’hui la maison d’édition qui lui permettra d’exister dans sa forme originelle, celle que j’ai voulu lui donner. Ouverte à tout conseil, toute direction artistique, j’espère en tout cas qu’il vous plaise. Vous agace. Vous émeuve. Vous touche.

Départ prévu en novembre à Charleroi, résidence particulière, pour suite particulière…

 

A présent, comme dirait Louis Calaferte : « Sur ce, bonsoir, j’en ai assez dit – ite missa est ». En attendant la suite…

 

-> Ecouter la playlist du roman

-> Lire le début Kunikos Introduction + Extraits