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Dans l’iPod de François Gangsta Fillon

Devant les incroyables retournements de ce que l’on nomme aujourd’hui l’affaire Fillon, le hold up des Républicains, la gabegie du vainqueur de la primaire de la droite, devant le scandale qui colle à la semelle du candidat de Sens Commun comme un papier gras à une Berluti, comme beaucoup de personnes, je me suis demandé ce qui animait au fond de lui cet homme. Comment se vivait-il ? Ces derniers jours. Ces dernières nuits. Quel était le motif de cet acharnement, son but, son chemin ? Et qu’est-ce qu’il pouvait bien penser au fond de lui ?

 

 

Avec ses manières de Tony Montana version catholique bon teint

 

François Fillon est devenu aujourd’hui, sans conteste, le plus « anti-système » des candidats. Délirant dans son mensonge, hallucinant dans sa vérité, il nous apparaît ironiquement, par son obstination, plus proche que jamais de ce que sa politique (et celle de Nicolas Sarkozy dont il fut le premier ministre) a toujours voulu réprimer : les banlieues. Incarnant de manière criante le revers de cette même médaille, dont sur une face figurerait un HLM et sur l’autre Matignon. Avec pour thèmes communs à leurs vies que leur classe de naissance pourtant oppose : le pouvoir, l’appât du gain et le clan. Défendre ses proches avant ses poches ? Les deux faces d’une même pièce d’un capitalisme mafieux, ancestral, inquiétant autant qu’il subjugue.

 

Manière de penser, manière d’agir, manière de se tenir aussi, aujourd’hui, face aux siens, abandonné, trahi. Il se tient encore debout, fier, dans un « ego trip » total et pourtant jamais aussi près de franchir les portes de Fleury ou de Fresnes. « Seul, comme un samouraï » comme chanterait Iam. Attitude face à laquelle nous serions bien tenté de lui demander, comme dans l’intro du célèbre titre Le coffre fort ne suivra pas le corbillard : « Vous n’en avez pas assez de vos épopées crapuleuses ? »

 

Voici donc, criants de vérité, les 19 titres de la playlist rap qui pourraient complètement tourner en boucle dans l’iPod de François Fillon. Quand la nuit tombe et que, laissant dans la maison éteinte Pénélope et les enfants, marchant au son de la Rumeur, la mine un peu défaite / sur le pavé qui s’y prête / il sort promener / faire pisser / son chien dans la tête. 

Boucherie / cherche pas ce qui cloche / vas-y remue tes fesses / fais honneur à la FF beauté

 

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